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Colloque : « Femmes d’hier et d’aujourd’hui, quelles avancées ? » à l’Agora: Le combat de l’égalité se poursuit

L’espace culturel de l’Agora à la Marsa a organisé ce mercredi 09 aout une conférence dédiée à la femme tunisienne et ses acquis, dans le cadre de la clôture des « Matinales de Carthage » en marge de la 53ème édition du Festival International de Carthage.


L’événement a ainsi accueilli, dans l’ordre d’intervention, Hafidha Chekir, vice-présidente de la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), Faouzia Charfi, physicienne et professeure à l'Université de Tunis, Olfa Youssef, universitaire tunisienne spécialisée en linguistique, psychanalyse et islamologie appliquée, et Leila Toubel, militante et femme de théâtre.


Les conférencières ont respectivement traité des thèmes suivants : « Statut des femmes entre CSP et Convention CEDAW Tunisie », « Statut des femmes dans l’héritage », « Le mariage de la musulmane avec le non-musulman » et « L’apport de l’art dans le combat de la femme ».


Pour Hafidha Chekir, la femme tunisienne a connu trois étapes clés sur le chemin de l’évolution de ses droits en Tunisie ; 1956 avec la promulgation du Code du Statut Personnel (CSP), 2013 lorsque l'égalité hommes-femmes a été inscrite dans la Constitution, et 2017 avec la récente loi contre la violence envers les femmes. Mais le chemin est encore long selon l’universitaire, notamment par rapport au sujet de la femme au foyer « Sujet à propos duquel la Tunisie a émis des réserves lors de la signature de la Convention CEDAW » rappelle l’universitaire. A ce titre, elle appelle : « Le législateur au respect de la cohérence du droit ».


Quant à Faouzia Charfi, elle est revenue sur le discours de Bourguiba de 1974 où il parlait d’évolution de la société à laquelle devait s’adapter le CSP.

Olfa Youssef a pour sa part relevé cinq failles dans la législationtunisienne pour expliquer les aberrations de l’interdiction du mariage mixte en évoquant notamment le mariage d’une tunisienne avec un non-musulman…

Enfin, la comédienne Leila Toubel a illustré son intervention par un long extrait de sa pièce « Solwen » pour démontrer que l’art est un excellent moyen d’expression dans la défense des droits de la femmes en particulier, et des libertés individuelles en général