partage

Nassif Zeytoun au théâtre romain de Carthage: Une belle soirée pour le public et une grande consécration pour l’artiste

Décidément, la voie du succès ne passe désormais ni par les télés ni par les radios, mais bel et bien à travers les réseaux sociaux qui représentent aujourd’hui une plateforme remarquablement efficace pour se lancer dans le domaine de la musique et de la chanson. Nassif Zeytoun l’heureux élu de la 7ème édition de Star Academy en est l’exemple édifiant avec Lena Chamamyan, Abderrahman Mohamed et Faia Younan sur lesquels le Festival International de Carthage a misé dans sa 53ème édition. Un choix judicieux dès lors que ces chanteurs ont prouvé que leur démarche promotionnelle est plus que porteuse car les millions de vues qu’ils ont pu récolter sur le Net ne sont pas aussi virtuels qu’on le pense. Leur public est bien réel, en chair et en os puisqu’il s’est déplacé massivement à Carthage pour signer son existence en chants et en danse.

Nassif Zeytoun dont la renommée remonte à l’année 2014 lorsqu’il a publié sa fameuse chanson « Mech Aan Tezbat Maae » qui a récolté des millions de vues sur YouTube, a poursuivi son chemin vers la gloire en produisant son premier album intitulé « Toul Al Yom » en 2016, un album qui l’a propulsé au-devant de la scène en tant que chanteur atypique dont le timbre vocal lui a valu la fascination du grand chanteur arabe Wadii Essafi.

Avec une spontanéité exemplaire et une maitrise parfaite de la scène Nassif Zeytoun a d’emblée enflammé son public déjà acquis, venu très tôt pour occuper les immenses gradins de Carthage qui ont eu du mal à le contenir, avec une série de ses chansons, toutes reprises par le public transformé à l’occasion en une chorale gigantesque.

Elégant et charmeur, Nassif Zeytoun était ému face à autant de fascination qui frôlait l’admiration. Des cris, des hurlements, des voix féminines surtout scandant son nom emplissaient le ciel de Carthage parsemé d’étoiles. Malgré la chaleur et la moiteur de cette nuit carthaginoise, les milliers de personnes qui se sont déplacés pour lui, ont passé la soirée debout, pour ne rien rater des mouvements et de la gestuelle de leur étoile. Le spectacle était beau, et l’énergie bonne.

Enfilant le drapeau tunisien sur son costume noir, l’artiste a enchainé les titres les plus connus de son à l’instar de répertoire « Souyyati Hawiyati », « Ala Ayyi Assass », « Mawaddaatak », « Andi Quanaâé, « Tayrel Gouroub », « Majbou », Birabek » et tant d’autres encore qui ont fait vibrer le public déjà enivré par la présence de la star. Et cerise sur le gateau, Nassif a offert à son jeune public une belle interprétation de « Jari ya Hammouda » et Baba bahri » toutes les deux puisées dans le patrimoine musical tunisien. Nassif a également rendu un vibrant hommage à Dhikhra Mohamed en lui interprétant l’une de ses belles chansons, en l’occurrence « Bahllam Bilouak » .

Nassif Zeytoun a en effet assuré ce soir-là à Carthage qui lui balisera sans doute le chemin de la gloire comme il l’a déjà fait il y a des années avec Majda Erroumi, Walid Taoufik et tant d’autres encore. Lors de la conférence de presse qu’il a donnée après son spectacle, dans les coulisses du théâtre romain de Carthage, l’artiste n’a pas caché son émotion en remerciant les organisateurs pour sa programmation à Carthage. « Il y a deux épisodes dans la vie de Nassif, le premier avant Carthage et le second après Carthage » a-t-il souligné et d’ajouter que le Festival de Carthage est la plus importante tribune pour les artistes du monde entier, eu égard à sa notoriété internationale et à la force de son public au fait de tout ce qui se passe dans le milieu des arts. Nassif Zeytoun s’est laissé bercer par le bonheur de la réussite et l’amour de ses fans qui l’ont attendu jusqu’à une heure tardive rien que pour le voir et le revoir. Une belle soirée pour le public et une grande consécration pour l’artiste.