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Sherine Abdel-wahab au théâtre romain de Carthage: Une belle nuit carthaginoise, éclairée par un astre venu d’orient

Le théâtre romain de Carthage a retrouvé ses lustres d’antan cette année avec des gradins archicombles et des stars d’une popularité tellement immense que les tickets s’épuisent plusieurs jours avant les spectacles.

Après la soirée consacrée à la star libanaise Ragheb Alama qui a enregistré un record de vente et d’affluence depuis le démarrage de la 53ème édition du Festival International de Carthage, ce fut à la célébrissime Sherine Abdel-Wahab de créer elle aussi l’évènement, en enregistrant à son tour un nouveau record d’affluence, à l’occasion de la soirée qu’elle a animée vendredi 18 juillet au théâtre romain de Carthage.

L’Amphithéâtre de Carthage a été carrément pris d’assaut par des flots de fans qui se sont bousculés dès l’après-midi, pour garantir des places de choix leur permettant d’admirer de près leur idole. L’expression est loin d’être exagérée, car les files d’attentes étaient interminables au point où les organisateurs ont décidé d’ouvrir les portes du théâtre beaucoup avant l’heure, pour décongestionner l’espace et assurer la sécurité des milliers de spectateurs.

A 20h00, le théâtre était déjà plein et la foule gonflée à bloc. C’est Un spectacle dans le spectacle avec des milliers de Smartphones allumés, et autres sources de lumières que les spectateurs faisaient agiter dans un mouvement ondulatoire continu. Le moment paraissaient interminable pour les organisateurs impatients de voir la soirée démarrée, mais pas pour le public qui était le maitre des lieux pour un soir et qui savourait chaque minute avec un plaisir incommensurable, malgré la chaleur d’une nuit de fin de juillet.

Mais la patience a fini par s’estomper et le public adorable a fini par revendiquer sa diva qui tarde à venir comme toutes les stars du monde qui aiment se faire attendre. Et comme par magie, le chant a jailli du haut des gradins pour envelopper tout le théâtre, dans une harmonie propre aux chefs d’orchestres les plus expérimentés. Le désir du public était tellement grand qu’il a fini par chanter en chœur les titres les plus célèbres de leur idole.

Un public merveilleux et discipliné qui a su maitriser son énergie débordante et exprimer merveilleusement son amour à sa diva. Et comme par un coup de baguette magique que Sherine l’adorée, l’adulée a fini par surgir du fond de la scène pour éblouir avec sa démarche de princesse du Nil et sa beauté radieuse son public innombrable qui n’avait d’yeux que pour elle.

Avec sa robe de fée tout en rouge et sa silhouette de sirène, Sherine a déjà hypnotisé la foule avant de se lancer dans un enchainement de ses tubes, des plus récents aux plus anciens, repris en chœur par les milliers de spectateurs. « Houwa Da », « Tariqui », « Halawet Eddoniya », « Betwahhechni », « Betsal Alaya », « Ala Idak taallamnaé, « Ah Ya lil », autant de tubes connu par cœur par les spectateurs et que la diva a interprété dans un enchainement incroyablement bien ficelé.

Mais la princesse du Nil n’a pas manqué de surprendre son public qu’elle a invité à observer une minute de silence en souvenir d’une autre diva, la grande Dikhra Mohamed dont la flamme restera à jamais vivace. Cette nuit de Carthage était vouée à se prolonger dès lors que la diva a donné après son spectacle, une conférence de presse au Ramada Hôtel en présence d’un grand nombre de journalistes accrédités au Festival International de Carthage.

Malgré d’une soirée exceptionnellement émouvante, Sherine a répondu à toutes les questions de ses interviewers en exprimant plusieurs fois son grand bonheur de se produire sur la scène mythique du Festival International de Carthage qui l’a accueillie à ses débuts.

Sherine a évoqué son attachement à ses anciens titres à l’instar de « Kida Ya Albi » qui fait l’éloge de l’amour fraternel et qui lui font couler des larmes de joie à chaque fois qu’elle l’interprète. Sherine était spontanée comme toujours, directe et à l’écoute des journalistes qui l’ont interrogé sur the Voice notamment et sur son futur album en cours d’achèvement.

Au terme de cette conférence de presse la diva a réitéré son attachement à la Tunisie, la pays qu’elle adore tout en exprimant la promesse de chanter un jour une chanson puisée dans le patrimoine musical tunisien. Et comme le plaisir a toujours une fin, la diva s’est retirée comme un éclair, laissant les insatiables de l’info à leur fin. Et à la vie de reprendre son cours, avec le souvenir d’une belle nuit carthaginoise éclairée par un astre venu d’orient.