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Société : Ceux qui n’avancent pas…reculent évidemment !

Nous sommes en pleine commémoration du 6ème anniversaire de la ‘révolution 17 Décembre – 14 Janvier’, soit six ans depuis la ‘fuite de Ben Ali’, et jusqu’au jour d’aujourd’hui nous continuons à entendre mille et une version de ce qui s’était passé le 14 Janvier 2011.

Ni les politiques, ni ceux qui étaient avec Ben Ali jusqu’à la dernière minute, ni les services sécuritaires, ni militaires, ni experts, ni juristes et ni magistrats, aussi bien que les membres du clan Ben Ali – Trabelsi – Matri, et ni ceux qui se trouvaient à l’intérieur du Palais présidentiel ou à l’extérieur, ne nous ont donné ‘explication plausible’ à cette énigme.

Que l’on vienne nous raconter encore ce que fait Sakher El Matri, aux Seychelles, dans le reportage de M6 et comment il mène une vie de nabab, et nous parler encore de ce que raconte Belhassen Trabelsi dans un message adressé au Président de la République, Béji Caïd Essebsi, et au président du Mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, pour tenter de se disculper bien sûr, leur demandant d’intervenir pour faire annuler le décret-loi n° 2011-13 de mars 2011 portant sur la confiscation des biens du clan Ben Ali, sont devenues choses banales, du fait que l’Etat (vraiment dans le grand besoin) n’a pas réussi, à ce jour, à récupérer l’argent spolié par ces énergumènes.

Et comme dit la citation : Celui qui n’avance pas recule !

Nous sommes en pleine période hivernale, et la vague de froid qui s’est installée depuis plusieurs jours en Tunisie, notamment dans les régions montagneuses du Nord-ouest, a causé beaucoup de dégâts aux familles dépourvues des moyens les plus élémentaires, et ce, malgré la vaste campagne d’aide lancée par le Gouvernement à travers les régions.

Six années sont déjà passées, et nous continuons à tourner encore autour du pot, sans pouvoir avancer, transportant comme fardeau un très mauvais passé, en plus de cette maudite étiquette que ‘certains d’entre-nous’ nous ont collée à la figure : le terrorisme…

Pourtant, le Tunisien était qualifié de ‘bosseur', en Europe, et cela depuis les années 60 – 70 et pendant fort longtemps, aujourd’hui tout le monde le pointe du doigt, évite de le croiser et l’accuse de terrorisme.

Le comble, c'est que personne n'ose désormais venir chez-nous ni traiter avec nous, comme avant.

Il me semble qu’il est venu le temps de tourner la page, pour finalement retrousser ses manches et travailler, du moins ceux qui ont déjà un poste de travail ou un créneau pour survivre, et réduire les ‘bla bla bla’ sur les plateaux de télévision, desquels personne n’est jamais sorti convaincu.

Abraham Lincoln (ancien président des Etats-Unis) a dit un jour : ''Je n'avance pas vite, mais je ne recule jamais'' !

Anouar CHENNOUFI