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Soirée « Diwan Ajam » au musée de Carthage Le patrimoine ressuscité

Soirée pittoresque et envoûtante ce lundi 31 juillet au Musée de Carthage avec le retour au devant de la scène d’un art et d’un style de musique en voie d’extinction, défini par les spécialistes sous le terme de « Zinji », mais que le commun des mortels connaît sous sa dénomination populaire : « Stambali ».
Le producteur du spectacle « Diwan Ajam », Riadh Zaouch a non seulement remis au goût du jour cette musique d’une popularité illimitée lors de ses années de gloire, mais en plus, il lui a invité ses cousins marocain et algérien, le « Gnawa » et le « Diwan ». Un cocktail explosif qui a attiré une foule des grands jours dans un Musée de Carthage qui a rarement vécu une telle affluence.

Une histoire racontée au début du spectacle par Riadh Zaouch, dans le rôle du Bach Arifa (Le roi) qui chante et qui danse entouré de ses Laarifa, danseuses et danseurs dont certains sont originaires du Gabon, puis traduite en musique avec des chants dont le message commence par souhaiter la bienvenue aux « visiteurs, pour s’achever par un hommage à Sidi Mansour et Baba Bahri ; qui représente Sidi Bou Saïd et tous les Oulis des villes en bord de mer.

Un message qui prend son envol depuis la ville de Nafta, en passant par le Maroc et l’Algérie pour finir à Sfax. Un show d’antan qui a emballé le public venu spécialement pour laisser s’exprimer son corps aux rythmes qui nous ont tant manqué du Banga ou du Guembri et surtout des Qraqeb (castagnettes en fer) au son qui porte vers la transe.