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Kader Japonais au Théâtre romain de Carthage : La voix libre et toujours rebelle du rai authentique

La soirée de l’artiste Kader Japonais qui s’est déroulée dimanche 30 juillet au théâtre romain de Carthage a été une belle et éclatante démonstration de la fraternité tuniso algérienne que l’histoire ne fait que consolider au fil du temps grâce à l’apport soutenu et constant des deux peuples mais aussi des artistes qui a chaque occasion créent à leur manière l’évènement, en scellant à tout jamais le pacte de la communion entre l’Algérie et la Tunisie.

Sur les immenses gradins du théâtre romain de Carthage, Tunisiens et Algériens ont partagé à cette occasion le plaisir d’une soirée très particulière, chargée de symboles d’amitié et débordante de joie et de bonne humeur, en compagnie d’un artiste de la nouvelle vague du Rai algérien qui a brillamment réussi à satisfaire leur goût et attente.

Accompagné d’un orchestre de six musiciens, Kader japonais s’est lancé dans un enchaînement de titre aussi connus les uns que les autres, en enflammant son public qui a repris en chœur la quasi-totalité de ses chansons, dans une belle harmonie très complice. Il y avait un air de douceur malgré la puissance des décibels et du rythme effréné de la musique.

Il y avait également de la nostalgie, du blues propre aux chanteurs du Rai, qui et détiennent la meilleur recette de la fusion musicale entre le style algérien authentique et la musique occidentale, une fusion à l’origine de la mondialisation du Rai dont les pionniers ont réussi à l’imposer dans les sphères internationales les plus difficiles à franchir.

Kader japonais qui vit entre l’Algérie et la France a interprété ses plus belles chansons à l’instar de « Mi amore », » Nogod Wahdi », « Mam imami », « Inti Rouhi », « Hetha El Am Nejbed Rouhi », « Mechni Hassess », « Jour après jour », « Sanawet Ethiyaâ », « Ble bik », « Dar el Am » qui ont fait le bonheur d’un public averti qui sait ce qu’il veut et qui connait si bien cet artiste déjà très célèbre sur les réseaux sociaux où il a compte des milliers de followers.

Au cours de cette soirée, l’artiste a signé son appartenance à tout un mouvement du rai, probablement le plus beau et le plus fort, celui de Cheb Hosni, à qui il a rendu hommage ce soir-là en interprétant l’une de ses meilleures chansons : « Tal Guiyabel Ya ghzala », un tube qui a fait monter le thermomètre du plaisir dans des gradins où le public était déjà aux anges.

Une soirée mémorable qui est venu nous confirmer que le Rai est encore l’une des plus importantes expressions musicales arabes contemporaines et que ses acteurs savent tirer profit de son succès à l’échelle mondiale en usant des expériences des pionniers qui ont militer pour l’imposer en tant qu’expression majeure.

 

Avec kader Japonais, le Festival International de Carthage confirme quant à lui sa vocation de festival de masse qui tient à ses engagements en œuvrant à satisfaire tous les publics sans exclusive aucune