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53ème édition du Festival international de Hammamet: le maître Zied Gharsa

Le public de Hammamet a fermé les yeux, a laissé son cœur vibrer à chacune des mesures du violon, accordé son rythme au tambourin, s'est élevé sous l'archet de l'alto, a tressailli à l'appel de l’orgue de Zied Gharsa, qui s’est produit hier soir au théâtre de plein air au Centre Culturel International de Hammamet dans le cadre de la programmation Indoor de la 53ème édition du Festival international de Hammamet.

 

Se produisant avec un orchestre massif comprenant une quinzaine d'instrumentistes et trois choristes, Zied Gharsa, ce « monstre sacré » du malouf tunisien, a brillé encore une fois sur la scène de Hammamet en interprétant un répertoire qui libère l'âme et purifie les cœurs.


La soirée d’hier a privilégié, dans sa première partie les rythmes binaires par des rythmes lents pour enchainer pendant la seconde partie avec les rythmes ternaires sur des rythmes vifs. Cette alternance de rythmes lents et allègres s’est ment produite au sein des deux nouvelles chansons présentées pour la première fois au public d’Hammamet, dont les paroles de la première sont l’œuvre d’Ali Ouertani tandis que la deuxième est écrite par Moheddeine kheraief. Ces deux nouvelles créations ont conféré à l'interprétation du malouf tunisien une âme et une dimension nouvelles. Zied Gharsa a enchainé avec les pièces maîtresses du patrimoine du malouf traditionnel et ses chansons à succès « Trahwija », « Megyass » …et la « Taalila » qui ont emballé le public comme à l’accoutumé.


Cette soirée fut un moment fort dédié à la musique tunisienne authentique et un hommage aux grands maîtres de cet art intrinsèquement tunisien qui perdure encore et toujours grâce à Zied Gharsa, qui est sans doute la mémoire vivante de la musique traditionnelle tunisienne qu'il a su conserver, enrichir et faire évoluer avec soin et virtuosité dans une rare alchimie dont il est le seul à connaitre le secret.