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Conférence de presse du spectacle Qasida Une fusion entre le chant perse et le flamenco

Accompagnés de la productrice du spectacle, Ernestina van de Noort, les interprètes de « Qasida » nous ont donné un avant-goût de la merveilleuse soirée qui attend le public du Festival International de Carthage, dans le cadre tout aussi enchanteur du Musée de Carthage, et ce à l’occasion d’une conférence de presse organisée ce dimanche 23 juillet à l’hôtel Ramada.

 

La productrice du duo ibero-perse a commencé par dévoiler la genèse de la rencontre entre Rosario Flores et Mohamed Motamedi. « En tant que directrice de la Flamenco Biennale Nederland, je suis une fan du chant profond du flamenco, mais également de celui du chant perse qui, avec le chant arabe ont tous les mêmes sources. C’est à partir de cette double passion que l’idée du projet a commencé à germer, et j’en ai parlé avec l’icône espagnole du flamenco, Rosario. Je lui ai alors présenté une liste de 10 artistes iraniens ayant les qualités pour réussir le projet et, pur hasard, elle a choisi celui que je préférai, Mohamed Motamedi ».

 

Un premier contact est organisé avec les deux artistes en Allemagne à l’occasion du Festival d’ Osnabrück, et le courant passe immédiatement entre deux ténors qui se vouent depuis énormément de respect qui a facilité leurs prestations sur scènes empreintes d’une complémentarité et d’une osmose qui ont conféré à l’ouvre les clés de la réussite.

 

« En lisant les textes des poètes persans, j’ai également été surprise de découvrir une similitude avec nos poèmes. Nous avons donc travaillé sur des auteurs tels que Hafez, Shirazi ou encore Rumi, pour créer spectacle qui ambitionne d’adresser un message de rapprochement les cultures à travers un voyage entre l’orient et l’occident », ajoute la productrice.

 

Rosario Flores y apportera ses talents multiples de cantatrice hors-pair et inégalable du flamenco, mais également de compositeur et multi-instrumentaliste. Quant à Mohamed Motamedi, il ajoutera ses dons de phonateurs dans l’art du « Tahrir », une spécificité iranienne d’expression vocale, sur des notes de « Radif » de sa propre composition.