partage

Festival International de Hammamet: Spectacles InDoor Théâtre

15 JUILLET-26 AOUT 2017

 

30 ans déjà

Le bon cru du quatrième art.

Condensé des scènes les plus saisissantes des productions d’El Teatro, ce spectacle qui se veut une célébration ludique et festive, interprété par plusieurs générations d’acteurs issus du studio El Teatro, sous la houlette de Taoufik Jebali,  permettra au public de revivre les moments forts des pièces indémodables ; Klem Ellil, Houna Tounes, Les voleurs de Bagdad, contre X …ainsi que de jouer des actes inédits de quelques œuvres jamais présentées, le tout enveloppé dans un format intégré et harmonieux. Entre musique, danse, chant et théâtre, ce spectacle est une réinterprétation libre avec la collaboration de quelques metteurs en scène compagnons d’armes de Taoufik Jebali.

 

Le Radeau

Une œuvre, réalisée à partir d’un projet rêvé par feu Ezzeddine Gannoun.

La pièce dessine le huis clos d’un groupe d’immigrés clandestins qui rêvent de partir loin, ils sont tunisiens, africains, syriens et libanais. Leur envie de débarquer sur le sol italien les rongent tous de l’intérieur. Rêvant d’une vie meilleure, ils projettent leurs désirs acharnés de quitter leurs petites misères et de s’épanouir ailleurs.  La barque dérive et se perd, ils sont perdus, l’angoisse et le doute les approchent les uns des autres, on découvre un langage à la fois réaliste et poétique.

 

NetherWorld

Des êtres énigmatiques dans une ville mystérieuse, se réveillent soudainement des déchets et se répartissent rapidement, pour détruire tout ce qui existe autour d’eux, pour contrôler et gouverner selon leurs désirs...

En dépit de la résistance et de l'opposition, ces êtres obscurs continuent à gâcher toute lueur de beauté et d’espoir ! Et ce, avec l’aide d’un système mafieux et des organisations criminelles… instaurant une réalité terrifiante !

Lors de cette pièce, un débat est créé, une tribune d’expression et d’échange, un débat qui reflète le changement socio-politique de notre pays durant ces 5 dernières années (élections, vécu et préoccupations du tunisien après la Révolution).

 

Les montagnes nous parlent

La pièce est une sorte de reconstitution du tragique devenir d’une jeunesse lésée et désespérée, dépeinte à travers l’histoire de Dhaou (Lassaad Hamda). Un diplômé de l’enseignement supérieur, qui, comme tant d’autres, peine à trouver un travail décent et stable. Il sombre petit à petit dans l’extrémisme religieux. Les scènes se passent dans un décor montagneux, dans un de ces patelins reculés devenus, ces dernières années, de véritables essaims de terroristes. Les montagnes, ces géants en pierres, dont se ressourcent les habitants, qui ont abrité et assisté à différents chamboulements historiques, nous livrent des bouts d’histoires, celles de ces femmes usées par le poids du bois qu’elles ramassent quotidiennement, celles des beuveries nocturnes, des rendez-vous amoureux furtifs loin de l’œil inquisiteur d’une société conservatrice et traditionnaliste, du quotidien de jeunes soldats qui, avec des moyens dérisoires, doivent faire face à la menace terroriste…

 

Houriya

La dernière ouvre de Leila Toubel co-signée avec le musicien Mehdi Trabelsi, raconte l’histoire d’un amour impossible. Il y est question de plusieurs personnages qui nous parlent des médias, de la culture, du terrorisme, de la femme, de la société etc. L’histoire se passe en temps de guerre où une journaliste et un pianiste rescapés se rejoignent pour raconter les rêves et les déceptions. Dans sa nouvelle création produite par Résist’art, Leila Toubel invite Mehdi Trabelsi, jeune pianiste d’à peine 22 ans pour partager avec elle les planches. La musique n’est pas un accompagnement dans « Houriya » mais bien une partie d’un ensemble.

 

Bar Farouk

Dans ce spectacle qui donne furieusement envie de profiter de la vie et de tous ses excès, le tout s'enchaîne à un rythme soutenu, pendant deux heures, portant les spectateurs à danser et à chanter sur les rythmes entraînants des compositions les plus frivoles mais ponctuées aussi de soupirs. Après le succès de Hishik Bishik Show, Metro Al Madina a relevé le défi, avec Bar Farouk, où dès le départ, le spectateur sera plongé dans ce Beyrouth des années 1970. Un hommage sera rendu à Chouchou, Sabah, Férial Karim, Omar el-Zeeni… Des noms connus, qui ont émaillé la scène musicale libanaise.

 

AU SUIVANT

Comédie musicale

Une comédie grinçante qui se passe dans un café chantant du quartier de Bab Souika, animé par Mehrez, un militant destourien de base confronté à une crise financière aigue qu’il subit suite au départ précipité de son épouse et de sa belle famille, de confession juive, après les événements de la guerre de six jours en 1967. Bien qu’il n’ait pas payé ses musiciens la saison passée, Mehrez réussit à réunir sa troupe pour répéter le nouveau programme de ramadan 67/68. Une répétition chaotique sur fond de mélodies tunisiennes et de chansons du monologuiste Salah Khémissi, vidéos, chants, danses, vacarme, amour, haine, jalousie, misère, pauvreté, cupidité, peur, terreur, opportunisme, menaces et intimidations. Un retour sur la transition de pouvoir entre la colonisation française et les leaders du peuple tunisien après l’indépendance pour relativiser le mythe.