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Politique : Les sept d’un Iftar ramadanesque pour un nouveau front politique

Nous tenons, de source sûre, que des rencontres de coordination, pour la constitution d’un large front politique (toujours ce « Front politique centriste » ?) cherchant à apporter un nouvel équilibre au paysage, sont prévues au rythme mensuel entre les chefs de partis suivants : Mohsen Marzouk (Machrou’), Mohamed Jegham (Al Watan), Mohamed Kilani (Parti socialiste), Mehdi Jomaa (Al Badil) et Saïd El Aïdi (Beni Watani).

La première rencontre aurait lieu ce lundi 19 juin 2017, chez « un ami commun » (Un mécène politique ?) pour un repas de la brisure du jeûne (Iftar).

Comme on peut le constater, l’alliance avec Slim Riahi aura été contre-nature pour un tel projet et même son caractère dit « provisoire » ne lui a pas permis de résister jusqu’aux élections municipales qui en étaient le principal objectif.

Reste à se demander maintenant si la plateforme objective de la nouvelle configuration du front est plus solide. On sait que Mohsen Marzouk, Mohamed Kilani et sans doute Saïd El Aïdi sont des opposants inconditionnels à Ennahdha, dans l’esprit même qui avait présidé à la naissance de Nidaa Tounès. Mohamed Jegham représente, on ne peut mieux, la sérénité centriste coulée dans le moule de l’école rationnelle de la mouvance destourienne. Quant à Mehdi Jomaa, il reste encore une énigme, avec les feux qui lui viennent de tous côtés, tantôt pour l’accuser de corruption, tantôt pour le présenter comme l’arrière chambre du parti islamiste, tantôt encore pour en faire un cheval de course pour une force étrangère. Lui s’en défend en plaidant son patriotisme et, « en toute modestie », son désir d’apporter du nouveau dans la façon de gérer le pays.

Par ailleurs, on croit savoir que Néji Jalloul sera de la partie : une nouvelle recrue ? A quel titre ou pour quel parti ? On en a dit qu’il rejoindrait le Machrou’ de M. Marzouk, mais on en dit aussi qu’il créerait une nouvelle structure politique ! Ce serait plutôt pour lui le retour annoncé d’un congé bien mérité, question de tâter le terrain et de se chuchoter « wait and see » ; façon pour lui de tirer la leçon de sa précipitation passée.

Pour l’essentiel, les enjeux sont nombreux et leurs motivations variées, mais les municipales restent le seul point, peut-être, à l’ordre du jour car Marzouk ne reviendrait pas sur ses déclarations du début de l’année : « ce front ne se convertira pas en parti politique ». Autrement dit, plutôt qu’un mariage, peut-être une forme moderne du Orfi, en occurrence un concubinage. Toujours est-il que l’esprit des noces (légalisées ou non) est là !

Reste à savoir si le groupe réussira à trouver le dénominateur commun qui maintiendrait sa cohésion souhaitée, ou au moins de belles fiançailles, jusqu’au jour des noces. L’avenir proche le dira.

Ahmed Gacem


 
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