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Finances : Si le FMI n’a pas exigé la dévaluation du DINAR, qui ait eu l’idée de son glissement ?

Il ne se passe pas un jour sans qu’il y ait une nouvelle polémique en Tunisie qui retienne l’attention du citoyen et lui perturbe son quotidien, comme cette affaire de ‘glissement’ du Dinar Tunisien, 'parachutée' par Mme la ministre des Finances, Lamia Zribi.

Pourtant, le Directeur du département du FMI au Moyen Orient, Afrique du Nord et Asie Centrale, Jihad Azour, a confié aux médias qu'il n'y a pas un besoin actuellement de déprécier la valeur du dinar, même si la valeur réelle de ce dernier n’accuse que 10% de moins que ce qu’elle est actuellement.

Azour, a affirmé qu’un tel pourcentage demeure faible par rapport aux modèles standards de calcul du taux de change.

Il a tenu à préciser que le Fonds Monétaire International a plutôt appelé à garantir une plus grande flexibilité de la monnaie nationale tunisienne, dans le but de faire face au déficit commercial et de la balance des paiements.

Intervenant à son tour, dans le même contexte, l’économiste tunisien et ex ministre du Commerce, Mohsen Hssan, a laissé entendre que la déclaration de Mme Zribi, qui a annoncé que la BCT allait réduire ses interventions afin de procéder au glissement progressif du Dinar, a créé une sorte de panique quant au marché des changes, estimant que la BCT était la seule institution financière à faire de telles déclarations.

-Maintenant, que va-t-il se passer ?

-Quelle sera la réaction officielle du gouvernement face à la déclaration de la ministre des Finances, dans un moment pareil où l’économie est presque ‘étouffée’ ?

-Comment tranquilliser le citoyen et l'homme d'affaires ?

Anouar CHENNOUFI