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Chronique : Présidentielle en France, un plan d’essai en Tunisie ?

Dans la suite d’une réflexion antérieure sur la présidentielle française de 2017, je me sens porté par l’idée d’établir un parallèle entre ce qui s’y passe et ce qui pourrait se passer chez nous, en 2019 par exemple.

D’évidence, sur les onze Français en course, cinq seulement ont percé dans les sondages, inégalement, et ils ne seraient plus que quatre à retenir l’attention des pronostics, après ce qu’on pourrait déjà annoncer comme une déconvenue de Benoît Hamon. Pour engager déjà la comparaison, ce dernier figurerait chez nous les anciens alliés ou sympathisants d’Ennahdha dans la troïka : sortis du pouvoir, ils n’ont plus d’influence concrète ni de relance crédible et sincèrement annoncée.

Leur allié objectif, le parti islamiste, leur avait servi de tremplin pour une montée de circonstance dont les conditions ont changé en 2014, reléguant les « partis de décor » à leur dimension réelle et leur impact très limité. Quant à Ennahdha, même relooké à l’habit civil et quelque peu en translation vers le centre, ce parti reste d’extrême droite pour la plupart des Tunisiens. A part ses inconditionnels, les autres le considèrent comme le Le Penisme en Tunisie, toujours susceptible de gagner aux élections mais jamais en confiance. C’est qu’on continue de voir en lui le spectre de ceux qui sont capables d’user de la démocratie pour se retourner contre elle et installer une oligarchie.

Reste les trois autres candidats français : Fillon, Macron et Mélenchon. Commençons par ce dernier qu’on serait tenté d’assimiler à notre Hamma Hammami, avec moins de rationalité et de réalisme chez le nôtre. En effet, les deux viennent du camp communiste et, contrairement à Mélenchon qui a su s’en démarquer, au moins pour la circonstance, pour ratisser plus large, H. Hammami est resté dans l’orthodoxie marxiste (la politique, non la philosophique) malgré certaines tentatives de son entourage dans l’alliance frontiste pour le pousser à modérer sa démarche et à réviser sa stratégie. Ainsi, si Mélenchon a aujourd’hui des chances de passer le premier tour des primaires, on verrait difficilement H. Hammami bénéficier d’un tel capital de confiance (qui n’est d’ailleurs pas forcément un capital d’adhésion à ses programmes), à moins d’une vraie révolution dans sa tête et dans sa propre maison !

En définitive, pour la France, les deux favoris sont sans doute Fillon (malgré tout, surtout après le récent appui de Juppé et Sarkozy) et Macron, avec un léger avantage pour ce dernier. A rester dans la logique de la comparaison, on aurait la figure du Nidaa (peut-être Youssef Chahed ?!) pour le premier, celle de Mohsen Marzouk pour le second. Ils vont peut-être se disputer la présidence à couteux tirés, mais rien n’empêchera de les retrouver dans une cohabitation – une autre encore ! –  pour gouverner le pays.

Ah oui ! Et nos Destouriens ? A part ceux d’entre eux qui s’offriraient au plus offrant et qui, heureusement, sont minoritaires, les autres, en partis autonomes ou en fusion, se retrouveront dans le camp de l’un ou l’autre des principaux concurrents du centre : le Nidaa et El Machrou.

Allons, donc ! Prenons ce qui vient d’être dit pour un simple jeu, un jeu absurde, même si notre vie est souvent commandée par l’absurde !

Ahmed Gacem


 
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