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Témoignages : Des Tunisiens nous parlent de leur addiction au porno

Avec la démocratisation d’internet et l’apparition des smartphones, rien n’est plus facile que de regarder du porno.

L’anonymat, la gratuité et l’abondance des vidéos peuvent facilement vous changer d’un simple visiteur à un véritable accro.

En Tunisie, pays où il n’est ni facile de se marier ni d’avoir une vie sexuelle « régulière », les jeunes se sont rapidement réfugiés dans la pornographie.

«  Je regardais en cachette les films X que passait M6 le soir et ça me faisait rire. Mais la première ‘vraie’ vidéo porno, je l’ai vue à 15 ans, chez un ami qui venait d’acheter un ordinateur. J’étais dégoûté et fasciné à la fois », nous confie B, jeune architecte de 28 ans.

Comme pour toutes sortes d’addiction (alcool, tabac, jeux), l’accro commence progressivement et ne se rend pas compte du danger de sa pratique.

« Je passe toute la nuit, seul dans ma chambre avec de l’essuie-tout et du savon liquide sur ma table basse. », a avoué H. étudiant en deuxième année de droit. « Quand une vidéo se termine, je me trouve  en train d’en ouvrir une autre, puis une autre automatiquement! Je me masturbe d’une manière compulsive, j’ai très mal après mais je ne peux arrêter de le faire ! »

En absence d’éducation sexuelle dans nos programmes d’enseignement, les jeunes se font malheureusement une fausse idée de la sexualité à travers les films X, qui sont de plus en plus erronés et très loin de la réalité.

Et à cause des tabous que la société nous infligent, les jeunes n’ont pas l’occasion de découvrir le plaisir sexuel, ils ne le font malheureusement qu’à travers la masturbation.

« Je n’ai rien ressenti en voyant ma petite amie presque nue devant moi. Cela faisait 8 mois qu’on sortait ensemble et on a seulement échangé des bisous langoureux à la va vite. Puisque j’étais habitué à être excité par les actrices porno, je n’ai pas pu bander avec ma copine, dont le corps que laissait indifférent. », a témoigné K, âgé de 24 ans.

C’est malheureusement l’un des premiers symptômes de l’addiction au porno : La réalité n’est plus excitante à cause de toutes ces images qu’on a dans la tête.

Les accros souffrent souvent d’une dysfonction érectile, habitués aux rythmes frénétiques de leur main, le coït ne leur fait aucun effet.

Notons que l’addiction à la pornographie peut toucher tout le monde (riche ou moins riche célibataire ou en couple)! T, un jeune fonctionnaire, marié et papa de deux enfants partage avec nous son expérience : « Je regardais du porno bien avant mon mariage. Mon épouse était vierge et ne connaissait rien de la sexualité, c’était un véritable choc pour moi. Je me masturbe en cachette jusqu’à nos jours et je n’ai plus envie d’elle. Même quand on couche ensemble, j’imagine une actrice X à sa place et je mets  beaucoup de temps pour jouir. »

Que faut-il faire ? Les spécialistes nous parlent d’abstinence, il faut tout simplement s’éloigner de la cause de l’addiction.

Mais est-ce possible en Tunisie ? Peut-on interdire aux jeunes ce petit plaisir secret, quand on sait pertinemment qu’ils n’ont rien pour le remplacer ?

Quand est-ce que les jeunes auront droit à une éducation sexuelle, qui leur permettra de faire la part des choses en découvrant la pornographie  et leur fera comprendre que le porno est avant tout une fiction, très loin de la réalité ?

SBT

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
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