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Clip : « twarri nwarri », ou comment dégrader l’image de la femme tunisienne en 4 minutes !

Vous avez certainement croisé cette pollution « artistique » dans votre fil d’actualité.

« twarri nwarri », est une nouvelle « chanson » interprétée par un certain Ali Sabri Belaid et Nermine Sfar.

Commençons par le titre, qu’on pourrait traduire littéralement par (si tu me montres, je te montre) ! Montrer quoi ? Et pourquoi ce rapport de chantage entre un homme et une femme ?



La situation s’éclaircie quand commence le show de la jeune demoiselle : Elle se déhanche, fait la moue et met en valeur ses atouts en portant deux robes : l’une moulante, et l’autre déboutonnée (histoire de bien ancrer le stéréotype du sexe symbole féminin et de dire aux femmes qu’elles ne peuvent pas être sexy autrement !).

C’est pareil pour le sexe symbole masculin : On nous présente un homme viril, bien poilu, qui ressemble plus à un mâle dominant qu’à un homme lambda.

C’est justement de ce rapport de force-là qu’on doit parler : La femme semble être pressée,  alors que l’homme, très sadique, la veut à sa merci (je vais te faire ceci, cela…).

Le plus déroutant dans le clip, c’est que la femme assume pleinement son rôle de « corps-objet » et demande à l’homme de la payer : «  ma prestation dépendra de l’argent que tu vas me payer ».

Il s’agit donc d’une conversation entre une prostituée et un client (le clip semble être filmé dans un restaurant ou un lounge car on voit un serveur passer en arrière -plan).

Une représentation on ne peut plus phallocratique qui résume tout simplement la situation de la majorité des femmes tunisiennes, réduites à un corps que l’homme peut posséder avec son argent.

On s’abstient de commenter les paroles et la musique, puisque Sabri Belaid semble être un amateur et non un artiste (vous n’avez qu’à jeter un coup d’œil sur sa chaîne YouTube). Quant à Nermine, on espère qu’elle ne sera pas poursuivie pour le délit de racolage.

 SBT