partage

Bochra Belhaj Hmida au cœur d’un scandale immobilier

Révélée au grand public à la faveur de  ses attaques virulentes contre le clientélisme et l’affairisme, l’icône du « bien-pensant » et du politiquement propre, Bochra Belhaj  Hmida  serait au centre d’un scandale immobilier sur fond de passe-droit, de non-respect de cahier de charges urbanistiques de la ville de la Marsa et de mépris caractérisé des lois de la république par un de ses proches qui a fait valoir son  lien de parenté avec l’élue.

C’est une nouvelle affaire  qui vient éclabousser les élus du peuple, ternir leur image déjà maculée  de taches impropres  et pointer du doigt l’hypocrisie et l’élasticité morale d’une classe politique peu encline à faire preuve d’exemplarité, de droiture et d’intégrité. Et s’il est salutaire que la municipalité de la Marsa exerce son droit souverain contre les propriétaires de constructions anarchiques et illégales il est scandaleux et consternant que la même municipalité fasse preuve de laxisme et de permissivité contre un propriétaire qui enfreint le plan d’urbanisme de la ville et construit un étage supplémentaire en toute impunité alors que d’autres sont passibles de poursuites et de décisions administratives et judiciaires de démolition.

Décidément, il y a quelque chose de pourri au royaume de Tunisie avec son lot d’hypocrisie intellectuelle, d’immoralité politique et de ségrégation sociale car si les représentants du peuple en leur qualité de garants de l’Etat de droit contestent aux autres des pratiques et des dépassements qu’ils s’autorisent pour eux-mêmes, c’est l’anéantissement du rêve démocratique et le déclin inexorable de l’autorité de l’Etat avec ce mélange de genres douteux. Et  comme si ça ne suffisait pas pour noircir ce livre gribouillé  à l’encre de l’opportunisme,  la transfuge de Nidaa et qui vient de rejoindre le bloc Al Horra Bochra Belhaj Hmida, , s’est couverte de ridicule ,en participant à  une  manifestation des habitants de la ville  contre le clientélisme et l’affairisme et  appelant à l’égalité de tous devant la loi , au rétablissement  de l’autorité de l’Etat et à l’application souveraine des décisions administratives et judiciaires. Des habitants dépités et dégoutés qui dénoncent la gestion tremblante de la municipalité, les passe-droits, la politique de « 2 poids 2 mesures », les trafics d’influence et l’impunité insolente dont bénéficient certains réfractaires au vu et au su de tout le monde.

Jalel JEDDI