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Tunisie , Médias :Pourquoi je me retire du « Tunisiana Web Awards » ?

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Publié le 10/10/2012

La réponse à cette question est toute simple, car c’est ce qui était prévu dès le début.

 

Alors, pourquoi avoir attendu jusqu’au dernier jour pour l’annoncer ? Parce que j’attendais d’être le 1er par le vote (ce qui était aussi prévu dès le début, même avant le retrait de Lina Ben Mhenni, que je regrette beaucoup d’ailleurs), non pas parce que j’ai un fan club très actif, mais parce que la machine «Tunivisions » est très forte en buzz, et nous savons très bien gérer cela, d’où l’ascension en douceur de mes votes à la manière du « lièvre et de la tortue ».

 

Maintenant, la question la plus importante, pourquoi mon nom figure-t-il dans ce concours ? Quand j’ai décidé de lancer cette opération avec mes collègues, j’avais en tête ces mots que je suis en train de vous écrire car il est temps, je pense, qu’on remette les pendules à l’heure.

 

J’ai toujours accepté, depuis 2005, l‘année du lancement de mon site, d’être considéré comme la bête noire des réseaux sociaux tunisiens, des blogs pour commencer et des autres par la suite. Car j’incarnais le système par mon travail à TV7 et par mon appartenance partisane que je ne cache pas et que je n’ai jamais cachée. J’ai accepté cela pour deux raisons, la première est de l’ordre du référencement, car à l’époque du lancement de mon site, j’avais un homonyme, considéré comme malvenu par la Tunisie de l’époque et qui remplissait par ses news les 3 premières pages de Google ; alors, j’ai décidé de lancer plusieurs blogs en même temps et grâce aux attaques de Black Snawsi, Mon Massir et autres, au bout de quelques mois, j’ai réussi à me positionner comme je le voulais sur Google.

 

La deuxième raison de cette acceptation est que mon travail depuis 1993 à Radio Sfax m’a permis de comprendre qu’on ne peut pas plaire à tout le monde et qu’un « badbuzz » est un buzz quand même.

 

Depuis, rien n’a changé. J’accepte toujours d’être le souffre-douleur de plusieurs tweeples et facebookers. Mais je pense que le moment est venu pour qu’on puisse vivre ensemble dans le réel comme dans le virtuel même si on ne s’apprécie pas ou, pire, si on ne s’aime pas.

 

Ce concours de Tunisiana, que je remercie de m’avoir tendu la perche pour m’exprimer sur ce sujet, me permet de vous dire que non, je ne me considère pas comme journaliste citoyen car je suis un professionnel des médias et je ne veux prendre la place de personne sur la toile car je n’en ai pas besoin. J’ai ma place, que j’aime et que je développe  avec mes collaborateurs et mes amis.

 

Mais, ce que je demande une énième fois est de mieux me connaître avant de me juger et de me balancer une vidéo, prise du site de campagne de Ben Ali,  celui qui l’a  mise partout sur les plateformes vidéo croyant à tort me nuire. J’ai un compte Twitter et une adresse mail : alors, avant de parler de moi sans me connaître, prenez le temps de discuter avec moi et si cela vous gêne, parlez-en avec des gens qui me connaissent comme Lilia Wesleti, Haythem Mekki et d’autres, qui ont travaillé avec moi et qui ont compris ma démarche.

 

Non, chers amis, je ne suis pas l’Ennemi, vous vous trompez de front, je suis quelqu’un qui essaye de construire une Tunisie meilleure, et je vous tends la main. Prenez-la, construisons ensemble et avançons,car ce n’est pas en nous détruisant les uns les autres que les choses vont changer. Au contraire, en faisant cela, on laisse le terrain aux vraies forces de l’ombre qui,hélas,grâce à nos fautes (guerres internes inutiles, chaises vides, confiance exagérée en soi lors du vote), prennent le dessus et essayent de changer notre vie de l’intérieur.

 

Mes chers frères-ennemis, c’est le moment ou jamais de changer de mentalité. Si vous considérez que vous avez contribué activement à ce changement dans la Tunisie d’aujourd’hui, ne vous leurrez pas, ne vous éparpillez pas, sachez qui est avec vous et qui ne l’est pas.RCDiste n’est plus une insulte aujourd’hui, c’est juste un mot vide de sens qu’utilisent les uns et les autres pour se faire mal. Jugez mes actes, plutôt que l’image que vous avez de moi. Lisez ce que j’ai toujours écrit au lieu de vous adosser sur des rumeurs insensées.Apprenons à nous connaître au lieu de nous juger, c’est la seule porte de salut.

 

Pour terminer, j’espère que ce « megabuzz », aura servi à Tunisiana pour booster les web awards que nous soutenons chez Tunivisions, comme on a soutenu les Tedx, les barcamps et les SMDay.

 

J’espère que ces mots trouveront un chemin vers vos esprits avant d’atteindre vos cœurs car la Tunisie d’aujourd’hui a besoin de l’intelligence du cerveau mais plus encore de celle du cœur. Et je termine en remerciant tous mes amis et collègues qui ont contribué comme à chaque fois à buzzer encore et encore.

 

Longue vie auxTunisiana Web Awards, longue vie auxTn-cyberactifs et que Dieu bénisse la Tunisie et sa jeunesse.

 

 

PS. : Un message spécial à Lina, Amira, Fatma et Emna que je respecte malgré les insultes. Merci de ne plus quitter le combat (les élections) même si l’adversaire ne vous plaît pas, car la Tunisie a besoin encore aujourd’hui plus que jamais de ses guerrières et Dieu seul sait combien on aura de combats à mener ensemble.

Nizar Chaari
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