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Le rappeur Phenix et le réalisateur Tarek derrière les barreaux

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Publié le 28/06/2012

La liste des artistes incarcérés pour consommation de cannabis se fait de plus en plus épaisse.

Triste pays où consommer du cannabis est plus grave qu’un appel au meurtre ou d’un saccage de biens publics. En Effet, après l’incarcération, il y a quelques mois des rappeurs Emino, Weld el 15, Madou MC et Volcano, Phenix et Tarek Herichi sont venus rejoindre les rangs des artistes derrière les barreaux d’une justice injuste, alors que les réels fauteurs de troubles courent toujours les rues, jusqu’à en perdre le souffle.



L’incarcération suite à la consommation de cannabis est une double peine dans le langage juridique : Le consommateur porte lui même atteinte à sa santé et se fait ensuite  emprisonner par la police. La victime acquiert le statut de coupable et est envoyée croupir derrière les barreaux. La justice adopte le même comportement que celui du parent qui gifle son enfant parcequ’il pleure, ne faisant qu’aggraver les choses.

La place des consommateurs de drogue est en centre de désintoxication et non en Prison, car tous ceux qui sont passés par la case prison sont unanimes : En Prison, il y a plus de drogue qu’à l’extérieur. On ne soigne pas un claustrophobe en l’enfermant dans un ascenseur !

Le cannabis est un phénomène de plus en plus présent dans la société juvénile de nos jours : Les moustiques m’en sont témoins, ils ont un meilleure idée sur le contenu du sang des jeunes tunisiens, que les autorités « compétentes », qui elles, croient à un phénomène marginal.

Plutôt que de choisir la répression, l’Etat ne devrait-il pas opter pour la sensibilisation et la désintoxication ? Combien de lois liberticides et injustes, mises en place par le régime 7 novembriste, pullulent aujourd’hui dans notre législation ?  Ne représentent-elles pas une priorité pour les élus d’un peuple qui a décidé de vivre dans la justice et la dignité ? 

« Libres, mais jusqu’à quand ? » nous rabâchait Reporters Sans Frontières dans les affiches publicitaires, aujourd’hui nous pouvons répondre : « Libres, jusqu’à ce que la police en décide autrement »



Voici l'oeuvre d'art de la dernière victime des lois benaliennes :  
 

H. Hnana
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