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Hic et nunc

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Publié le 10/01/2012

Tout le monde veut tout et tout de suite, tel est la devise de la Tunisie poste révolution.

En ce début d’octobre, mois tant attendu par les Tunisiens, puisque mois des élections, je me demande est ce que mes compatriotes sont conscients des enjeux réels de ce moment historique de notre pays. Beaucoup de sondages indiquent que non, car la plupart des Tunisiens n’ont pas encore décidé s’ils vont voter ou pas et surtout pour qui vont ils voter.

 

Voter ou pas voter ce n’est pas la question, la bonne question sera pour quel projet de société allons nous voter. Cette question tellement importante nous tourmente dans notre rédaction, qui a toujours était hétérogène et ouverte sur toute les pensées avant et après la révolution. Cette ouverture nous a permis d’avoir plusieurs visions différentes, d’ou le « S » de notre « Tunivisions » mais aussi de respecter la pensée de l’autre tant qu’il accepte notre pensée.

 

En préparant ce nouveau numéro, ce qui est comme chaque mois une aventure très délicieuse, nous étions tous d’accord qu’encore une fois la femme aura un grand rôle à jouer dans l’avenir de ce petit pays qui est la Tunisie. Pour cela nous avons choisie une femme qui joue un des rôles principales du nouveau film « histoires tunisiennes . Chekra Rammeh avec ses copines essayent sous la direction d’une autre femme, la jeune réalisatrice Nadia Mezni Hfayedh de nous montrer la vie en Tunisie a travers les yeux de certaines de ses femmes. La situation de la femme a tellement motivé les artistes qui n’ont pas hésité à la montrer dans son état brut pour choquer.

 

Oui notre société a besoin de choques car cette présumé révolution n’a pas pu mettre en place plus d’intelligence sociale, au contraire elle a installé un retour vers la voracité animale de l’homme. Chaque personne, chaque groupe et chaque pensée se veut plus intelligente et veut prendre la part la plus importante d’un gâteau qui, hélas n’est pas encore bien cuit. Un « Tawa » haut et fort est crié partout dans les régions que nous avons eu l’honneur de visiter lors du barcamptour. Tout le monde manque de quelque chose tout le monde se sent victime mais personne ne se demande ce qu’il peut faire pour le pays à la place de se demander ce que le pays a fait pour lui. Tout le contraire de ce qu’ demandé JFK aux américains lors de son discours d’investiture - 20 Janvier 1961.

 

Avant de me mal réveillé un de ces jours, avec un gout d’amertume dû au regret de celui qui n’a rien dit ou n’a rien fait, j’ai décidé  moi aussi de vous le dire une dernière fois avant le jour fatidique : réveillez vous Hic et nunc .

 

 

 

 

 

Nizar Chaari
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